L’essor du E-commerce

Le E-commerce apparaît avec le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication. En France, c’est le minitel, dans les années 1980 qui permet les premiers échanges. Avant l’apparition de ces nouvelles technologies, la vente à distance se faisait soit par téléphone, soit par commande (catalogue La Redoute par exemple). Aujourd’hui il est possible de commander des produits par quelques clics. Comment s’est développé le E-commerce et sous quelles formes ?

Les précurseurs

Les échanges commerciaux par Minitel s’effectuaient par l’intermédiaire d’une ligne téléphonique. A la base, c’était l’infrastructure EDI (Echange de données informatisées), dont l’usage était principalement en B to B qui permettait ces échanges. D’abord gratuit (le Minitel était prêté par France Télécom), il devient payant à partir de 1993. En parallèle, le nombre d’utilisateurs stagne, puis décroît. En 1997, Lionel Jospin, alors Premier Ministre, encourage la migration du Minitel vers l’Internet. A cette période, le Minitel rapportait 6 milliards de Francs (près d’un milliard d’Euros) dont la moitié revenait à France Télécom, et l’autre moitié aux serveurs qui hébergent les différents services. La transition apparaît difficile, puisqu’on a auparavant encouragé les Français à l’utilisation du Minitel (produit français) afin de lutter contre l’Internet américain.  L’un des nombreux avantages d’Internet est son ouverture à l’international, ce qui va en partie faciliter son développement.

Citation

« En France, en 2013, ce sont près de 600 millions de transactions réalisées par Internet. Plus de 51 milliards d’Euros ont été dépensés »

L’essor

Les premiers sites à permettre le E-commerce sont les sites de vente désormais célèbres tels que Ebay, Amazon ou Aol. Il s’agit de Pure Players, c’est-à-dire des entreprises nées grâce à l’apparition d’Internet.

En plus de ces sites réservés exclusivement au commerce en B to C sur Internet, on trouve d’autres modèles : les magasins physiques qui se développent sur Internet (Magasins Click and Mortar) tels que la Fnac, la SNCF, Boulanger… et les sites de petites annonces en B to C (Ebay, Leboncoin…). Les utilisateurs étaient au début très méfiants à l’idée de renseigner leurs données personnelles sur Internet (adresse, coordonnées bancaires, informations personnelles…), de nombreuses lois et organismes se développent et se diversifient afin de couvrir le domaine d’Internet comme par exemple, la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés).

Les chiffres du E-commerce

Le E-commerce concerne la vente de produits physiques (électronique, vêtements, nourriture…), de produits numériques (musique, films…), de services (tourisme…).

En France, en 2013, ce sont près de 600 millions de transactions réalisées par Internet. Plus de 51 milliards d’Euros ont été dépensés. Même si le nombre de transactions ne cesse d’augmenter, il y a certaines variations quant au prix du panier moyen. Il a diminué de 3,5% entre 2012 et 2013 en passant de 87 à 83€. Le tourisme en général représente plus de la moitié des achats en ligne (59%). Il concerne la réservation d’hôtels, de restaurants, de billets d’avion ou de train… En ce qui concerne les produits physiques, ils représentent une part plus faible des achats sur Internet. On préférera bien souvent se rendre en boutique afin d’obtenir des conseils du vendeur lorsque les commentaires ne suffisent pas.

Dans le monde entier, les ventes en B to C sur internet représentent à elles seules 1 043 milliards de dollars en 2012. Ce montant ne fait qu’augmenter d’année en année et les prévisions indiquent 1859 milliards de dollars en 2016. Pourtant, beaucoup d’entreprises n’ont pas de site marchand. En France, sur les 2 millions de TPE/PME, seules 5% vendent par internet, même si les produits sont présentés sur le site. Même si chaque entreprise a son propre business model, il est vital de se demander si l’activité justifie l’existence d’un site marchand.